VOILA CE QUI ARRIVERA A LA CENTRAFRIQUE SI L’ONU SE RETIRE

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Les derniers évènements survenus dans la capitale centrafricaine ont été commentés de diverses manières.

Des hommes politiques aux intellectuels analystes en passant par les simples citoyens, chacun ou presque a dit un mot.

Qu’ils soient mouvais ou pas, en tout cas les réseaux sociaux ont été inondés (et continuent à l’être).

Ce qui manque au rendez-vous, c’est une réponse concrète, sinon une bonne réflexion censée donner à la population ce dont elle attend.

La paix et la sécurité. Deux mots clés, et pourtant denrée « rarissime » aujourd’hui en Centrafrique.

Mais face à la préoccupation de la société civile qui veut coûte que coûte du départ de la Minusca et le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA) que faut-il réellement envisager ?

Tout d’abord, de la question de la ville morte qui a occasionné la mort des civils centrafricains, qui en est le responsable ?

Le gouvernement et la société civile se renvoient la responsabilité.

Mais voyons de plus près.

La marche pacifique, ville morte ou tout autre moyen d’expression légale sont autorisés par la loi.

A ce niveau, disons que la société civile est dans son plein droit d’appeler à une ville morte. C’est d’ailleurs un moyen légal de pression sur le pouvoir exécutif.

Or, ces moyens de pressions doivent être autorisés par le pouvoir exécutif qui semble être le gouvernement.

Alors, faut-il désobéir au gouvernement c’est-à-dire à l’autorité de l’Etat et faire valoir son droit à l’expression (dans l’illégalité) ?

La société civile centrafricaine ne pouvait-elle pas envisager une autre solution que de lancer illégalement cet appel à la ville morte ?

Difficile aussi de savoir si «  journée ville morte » veut dire « marche pacifique » ?

Ne peut-on pas rester chez soi, c’est-à-dire à son domicile et observer une ville morte ?

La société civile devra nous éclairer davantage.

Il est vrai que la responsabilité de la Minusca dans le chaos en Centrafrique n’est pas à cacher.

Elle adopte toujours la politique de deux poids deux mesures. Souvenons-nous de volte-face des Nations Unies il y a quelques années à Damara, qui avait laissé honteusement la séléka entrer à Bangui. La suite, on le sait.

Personne n’est dupe. Les Nations Unies n’ont jamais apporté la paix dans le monde.

Elles allument le feu et jouent au pompier.

Même si leur présence en Centrafrique est un mal nécessaire, vaut mieux les laisser, surtout que le pays n’est pas dotée d’une armée, alors que dans ce cas de figure, ce sont ces mêmes Nations Unies qui doivent lever l’embargo sur les armes en Centrafrique.

Le ras-le-bol du peuple centrafricain est légal et légitime. Le courage de la société civile en est aussi une bonne chose. Mais !!!!!

Le peuple centrafricain pourra-t-il compter sur cette société civile quand on sait que société civile comme hommes politiques, tout le monde mange dans la même sauce ?

En un mot, le salut des Centrafricains viendra-t-il de sa société civile ?

Admettant que la Minusca décide de lever l’ancre aujourd’hui, alors que les FACA ne sont pas armés, qui pourra résister à l’assaut sanguinaire de la rébellion idiote de la séléka ?

Si la société civile centrafricaine se fait porte-parole de la population centrafricaine, même si c’est cette population qui avait élu le Président Touadéra il y a quelques mois, elle devra s’en prendre au gouvernement de Touadéra et non à la Minusca qui continue de bénéficier du soutien du gouvernement centrafricain.

Forcer le départ de la Minusca qui (est) ou a le soutien de la communauté internationale et du gouvernement centrafricain, c’est se mettre aux marges d’une société normale.

On pourrait aussi parler d’une tentative de coup d’Etat quand on accepte délibérément de désobéir à l’autorité de l’Etat.

Mais comment un coup d’Etat pourra réussir si l’on va à l’encontre de la communauté internationale qui compose la Minusca ?

Que deviendra le peuple centrafricain s’il décide d’être lâché par la communauté internationale ?

Voilà autant de questions que la société civile et la classe politique centrafricaine qui utilisent le peuple comme bouclier doivent en trouver des réponses.

Le président Touadéra qui a juré protéger son peuple et son territoire devra aussi se montrer à la hauteur de cette tâche immense.

La rédaction de Mbipatisiriri

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