Après le coup de tonnerre du renoncement de Hollande, les regards braqués sur Valls

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Après le coup de tonnerre du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, les regards se braquent sur Manuel Valls qui devrait vite officialiser sa candidature à la primaire d'une gauche en miettes.

Le Premier ministre est en déplacement presque toute la journée vendredi à Nancy, alors que le président de la République s'envole pour les Emirats arabes unis pour une conférence internationale.

Son choix, qualifié de "digne" ou "courageux" par la majorité de la classe politique et de la presse, est approuvé par huit Français sur dix, selon un sondage Harris Interactive.

Après le coup de tonnerre du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, les regards se braquent sur Manuel Valls qui devrait vite officialiser sa candidature à la primaire d'une gauche en miettes.

Le Premier ministre est en déplacement presque toute la journée vendredi à Nancy, alors que le président de la République s'envole pour les Emirats arabes unis pour une conférence internationale.

"Sans moi", "La Fin", "Au revoir, président", "Hollande capitule" a titré la presse au lendemain de ce scénario inédit sous la Ve République: un chef de l'Etat renonçant à se représenter. Avec cette phrase prononcée d'une voix blanche: "Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle".

Son choix, qualifié de "digne" ou "courageux" par la majorité de la classe politique et de la presse, est approuvé par huit Français sur dix, selon un sondage Harris Interactive.

Interrogé sur France Inter vendredi matin, Arnaud Montebourg, premier candidat à avoir déposé ses parrainages jeudi, a estimé qu'il serait "difficile" au Premier ministre d'être candidat en restant à Matignon. Point de vue partagé par le député Christophe Borgel, président du Comité national l'organisation de la primaire (CNOP).

Le Premier ministre devait en principe s'exprimer samedi devant la "Belle alliance populaire" en meeting à Paris à l'appel du PS, mais il pourrait y renoncer et éviter ainsi à la direction du PS de s'attirer les foudres des candidats déclarés à la primaire, comme Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon.

Son choix, qualifié de "digne" ou "courageux" par la majorité de la classe politique et de la presse, est approuvé par huit Français sur dix, selon un sondage Harris Interactive.

Si des dirigeants politiques ont continué vendredi matin à réagir à cette décision, "honorable" pour le président du MoDem, François Bayrou, ou marquant "l'échec très lourd du quinquennat" pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, tous sont déjà tournés vers "l'après-Hollande".

Deux questions se posent désormais pour Manuel Valls, héritier putatif: quand se déclarer avant la date-butoir pour les inscriptions à la primaire de la gauche, le 15 décembre? Et doit-il aussitôt quitter Matignon ? Les noms de Bernard Cazeneuve (Intérieur) ou Jean-Yves Le Drian (Défense) circulent déjà pour succéder à Valls.

Interrogé sur France Inter vendredi matin, Arnaud Montebourg, premier candidat à avoir déposé ses parrainages jeudi, a estimé qu'il serait "difficile" au Premier ministre d'être candidat en restant à Matignon. Point de vue partagé par le député Christophe Borgel, président du Comité national l'organisation de la primaire (CNOP).

Le Premier ministre devait en principe s'exprimer samedi devant la "Belle alliance populaire" en meeting à Paris à l'appel du PS, mais il pourrait y renoncer et éviter ainsi à la direction du PS de s'attirer les foudres des candidats déclarés à la primaire, comme Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon.

– "Boîte de pandore" –

Avec la voie désormais libre pour une candidature, le Premier ministre devrait poursuivre son entreprise de rassemblement, entamée depuis plusieurs semaines. Souvent clivant dans son camp, M. Valls s'est efforcé d'arrondir les angles pour peaufiner son profil de présidentiable.

Mais, lesté du bilan du quinquennat de François Hollande, il hérite d'une position guère plus enviable, à en croire les sondages réalisés avant l'abandon de M. Hollande: il est crédité de 9% à 11% seulement d'intentions de vote, selon de récents sondages. Lui aussi derrière son ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et le candidat de la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Pour la secrétaire d'Etat Juliette Méadel, pas de doute: le Premier ministre est "le mieux placé" pour représenter le Parti socialiste à la présidentielle. Semblant d'ores et déjà en campagne, elle a aussi dénoncé l"attitude des frondeurs", qui "accule la majorité à être aujourd'hui dans la situation que nous connaissons".

Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, candidats à la primaire du PS, n'ont pas tardé non plus à prendre le Premier ministre pour cible.

"On a maintenant probablement Manuel Valls qui sera candidat, il a lui théorisé les gauches irréconciliables. Il me semble qu'aujourd'hui il ne peut pas incarner l'avenir de la gauche", a déclaré l'ancien ministre de l'Éducation nationale.

"Face au candidat ultralibéral (François Fillon) il n'est pas possible d'avoir un candidat social-libéral", lui a fait écho Arnaud Montebourg.

Certains à gauche poussent l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira, dont la ligne diffère nettement de celle de M. Valls, à se lancer dans la course.

Pour le secrétaire du Parti communiste Pierre Laurent, qui soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon mais ne désespère pas de rassembler la gauche, "le sujet maintenant ne peut pas être de remplacer François Hollande par Manuel Valls".

D'autres socialistes pourraient désormais se tourner vers Emmanuel Macron, à l'instar de Jean-Pierre Mignard, ami du président et de Ségolène Royal.

"Cette annonce (de François Hollande) ouvre une boîte de Pandore" estime ainsi, dépité, un député légitimiste.

Afp

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