Centrafrique: chronologie de la bataille de Bambari

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Après la bataille, les esprits commencent à s’apaiser. Mais une chose est sûre, faire la chronologie de ces derniers évènements.

Ces événements sont maintenant une source de rumeurs que tout le monde utilise à des fins politiques. Alors, comment les combats ont-ils commencé dans la deuxième plus grande ville de la RCA ?

Notre rédaction a mené son enquête. Encore quelques jours avant la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation de les FACA disposaient d’une information concernant des provocations. La mission MINUSCA était elle aussi avertie et avait promis d’assurer la sécurité des personnes qui étaient venues à la fête. Le chef du contingent portugais a personnellement promis que la MINUSCA détruirait tout groupe armé qui tenterait de perturber la fête.

Dans la nuit du 9 au 10 janvier, des tirs ont retenti dans de différentes parties de la ville. Ce sont des mercenaires et des bandits dans le nombre de plus de 150 personnes qui sont entrés dans la ville des côtés Nord et Nord-Est. Un fait curieux – ils n’ont pas été arrêtés sur les points de contrôle, même ignorés et n’ont pas eu de résistance. Après avoir passé le contingent marocain et rhodésien, les mercenaires venus du côté Nord se sont approchés du centre-ville. Là, à l’aube du 10 janvier, un combat inégal a été pris par les policiers qui protégeaient la Mairie et le poste de police. L’équipe des forces spéciales de la garde présidentielle et des FACA a avancé de sa base pour aider et a réussi de défendre la Mairie jusqu’à l’évacuation des fonctionnaires et des invités de la Fête.

À l’autre bout de la ville, les combattants de la garde Présidentielle ont évacué de la maison du préfet les ministres qui sont venus à Bambari pour la fête. L’évacuation s’est déroulée sur la route sous le feu des bandits, mais grâce à la formation reçue des instructeurs russes, on a réussi à éviter les pertes.

À ce moment-là, grâce aux actions de Nguimale Muller et de ses camarades de police, il a réussi à évacuer tout le monde de la Mairie, mais cela a coûté la vie à trois policiers. Une fois que les ministres et les fonctionnaires ont été évacués de la ville, les soldats de la Garde sont revenus pour aider leurs frères d’armes à protéger Bambari contre les mercenaires. Vers 13h, les FACA,la police, la gendarmerie et la garde ont commencé une contre-offensive. Grâce aux actions coordonnées de nos soldats, nous avons réussi à repousser rapidement le territoire occupé par les mercenaires et à nettoyer la ville.

Les tirs ont presque cessé vers 19h. Mais où étaient ceux qui avaient promis d’assurer la sécurité et d’obtenir de l’argent énorme de la communauté internationale pour cela ? Où était la MINUSCA ? Ils sont apparus au dernier moment, se sont battus avec des hangars vides, ont tourné une vidéo de cette grande « victoire » et sont revenus à leur base. Le lendemain, ils ont mené une incursion punitive dans le village de Bokolobo, dont les habitants n’avaient rien à voir avec les combats à Bambari, au cours de laquelle ils ont détruit des dizaines de maisons et ont provoqué un grand mécontentement parmi les habitants.

La rédaction

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