Centrafrique : La crise de Bocaranga : un véritable mépris qui n’a pas droit de cité

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Les déplacés dans un village de Centrafrique

Il y a une semaine environ, des barbares qui fulminent toujours le sang et la désolation ont osé montrer qu’ils existent encore malgré la mise en garde de la Minusca, des autorités administratives et militaires. Du feu brader dans les yeux du rhinocéros ou de l’hippopotame qui ne tarderont pas à brandir leurs défenses meurtrières.

La promptitude de trois ministres, à savoir la ministre de la défense, Marie-Noëlle Koyara, le ministre de la sécurité publique et la ministre de l’action sociales qui ont fait sans plus tarder le déplacement de Bocaranga, témoigne à suffisance que les nouvelles autorités de Bangui, tout comme le peuple centrafricain en ont marre des exactions de ces énergumènes qui ne connaissent que la désolation.

Eprises de dialogue, de négociation et d’un arrangement pacifique de tous problèmes qui surviendraient en Centrafrique, les autorités de Bangui et tout le peuple dans son ensemble, face à l’inacceptable enquiquinement de ces mercenaires qui ne savent pas tenir leur parole, finiront par dire merde et cela ne va pas tarder à venir puisque trop, c’est trop.

Un ministre de la défense et un ministre de la sécurité sur le terrain au moment où ça chauffe, c’est dire que le temps n’est plus à la blague ou à l’enfantillage auxquels les groupes armés, que ce soit des séléka ou des balaka sont habitués. Ce jeu de cache-cache avec les représailles dont le simple citoyen lambda souffre, doit finir et le plutôt possible.

La Minusca, comme l’a si bien précisé son chef, Parfait Onanga-Anianga, doit se mettre à l’œuvre véritable de défense des populations civiles et non faire semblant alors que les recommandations et résolutions des Nations Unies sont fortement claires à ce sujet. Jusqu’à quand devra-t-on continuer d’assister à la passiveté des casques bleus de l’ ONU qui sont en quelque sorte à l’origine de multiples et sauvages tueries des populations civiles.

Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en demandant expressément devant l’assemblée générale des nations unies le renforcement de la Minusca en homme et en équipement,  sachant bien que le peuple qui a tant souffert de sa passiveté s’y opposerait pour réclamer le redéploiement des FACA, a sans doute voulu ainsi sonner l’alarme et appeler la Minusca à une action vigoureuse contre les têtus qui ne voudront pas du DDRR et qui oseront mettre le bâton dans les roues de la phase pilote déjà si bien commencée.

L’appel présidentiel doit retentir comme le dernier avertissement à l’endroit de ceux-là qui pensent qu’ils peuvent tout régler avec les armes. C’est aussi un avertissement à l’endroit de la Minusca qui doit se mettre résolument au service de la population pour la protéger tel que stipulent les résolutions des Nations-Unies.

Plus personne ne peut, en Centrafrique, accepter la poursuite des barbaries comme on vient de les vivre à Bria et à Bocaranga. L’heure est au rapatriement volontaire ou forcé de ces mercenaires qui, aux yeux des Centrafricains, n’ont fait que trop durer et assez piller les richesses du pays.

Pétrus KOUSSALA

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