CENTRAFRIQUE: la nécessité de comprendre ce qu’est l’œcuménisme

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La notion d’œcuménisme est un concept qui séduit, car elle semble correspondre à la prière du Seigneur Jésus dans Jean 17 v. 21« Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ».

Cependant, la prière de Jésus pour l’unité des croyants s’adresse à Dieu le Père, et non pas à nous. L’unité est avant toute chose, une œuvre divine qui ne dépend en aucune façon des manœuvres religieuses auxquelles nous assistons depuis quelques décennies.
Il serait blasphématoire de penser d’une part que la prière du Christ soit restée inexaucée, ou d’autre part que l’exaucement viendrait de nos efforts humains de rassemblement.
« Travailler » à une unité visible construit sur l’égo humain, est tout simplement une œuvre de la chair.

De plus, les partisans de la religion unique, utilisent un principe de séduction qui est l’emploi abusif de mots percutants tels que : « unité », « dialogue », « amour », « tolérance », « rassemblement », ou encore « fraternité ».
Du coup, beaucoup de croyants se sentent concernés, car ils ne veulent pas compromettre l’unité dont a parler le Seigneur.

L’œcuménisme en appelle à « ce qu’il y a de meilleur dans l’homme ». Son objectif est de faire de ce monde un lieu si confortable que le croyant ne songe pas à le quitter.
Combattre la faim dans le monde, la violence, les inégalités sociales, et la guerre ; faire face à tous ces défis que représentent aujourd’hui, le terrorisme, la dépravation morale, et religieuse, ainsi que la destruction progressive de l’environnement ; ce sont les objectifs que les responsables religieux cherchent à réaliser par la création d’un système de religion unique.

En s’efforçant de rendre les hommes satisfaits de leur vie présente, on voudrait qu’ils ne ressentent même plus l’absence de Jésus, et que Dieu ne leur soit plus nécessaire.
En se préoccupant des problèmes économiques, sociaux et politiques de ce monde, et en cherchant à contribuer au mieux-être de la société, le chrétien finit par refuser d’être un étranger sur cette terre. 1 Pierre 2 v. 11.
Et dans la foulée, il finira par perdre tout intérêt pour l’espérance à venir, car le siècle présent l’aura conquis.

Créer un modèle religieux unique, qui n’inspire plus à la guerre ou aux conflits, mais à la paix et à la sécurité. Plus question de se dresser les uns contre les autres, car l’objectif est d’aboutir à un esprit de fraternité, selon lequel la race humaine est considérée comme une grande confrérie.
Jésus a pourtant déclaré que son projet n’était pas d’instaurer la paix dans le monde, d’après le texte de Matthieu 10 v. 34
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère.

Mais le danger de ce mouvement œcuménique va plus loin encore. L’unité se construit sur l’appartenance au système, et non sur la base de la parole infaillible de Dieu.
Car, dans ce rassemblement religieux, la bible perd de son autorité au profit des traditions humaines.
Faire silence sur ce qui divise pour chercher l’unité à tout prix. On ne parle pas de l’état de perdition du monde, de la nécessité de la nouvelle naissance, de la mort expiatoire du Christ et de sa résurrection, de l’enlèvement de l’Eglise, ou encore du jugement éternel.

La séduction est grande en ce qu’elle cherche à nous dépouiller de tous les bienfaits qui ont découlé de la Réforme. L’œcuménisme est une façon de tourner la page des querelles du passé entre catholiques, orthodoxes, et protestants.

L’objectif de ce travail en commun est de réconcilier tous les pouvoirs religieux en place, sans qu’il soit nécessaire de se repentir ou de naitre de nouveau.
Petit à petit, le message biblique est remplacé par des causeries, ou les orateurs aiment à s’écouter parler.
La louange quant à elle consiste, à des prouesses musicales, vides bien souvent de toute adoration.

De l’œcuménisme au compromis avec les religions païennes il n’y a qu’un pas et il a déjà été franchi depuis bien longtemps.

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