Centrafrique : le groupe libanais SEG International décroche un contrat de 175 millions $ pour la construction de 5 000 logements sociaux

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Le groupe immobilier et de BTP basé au Liban, SEG International, vient de décrocher via sa filiale marocaine, un contrat de 98 milliards FCFA (environ 175 millions $) pour la construction de 5 000 logements sociaux en Centrafrique.

L’information a été donnée par le promoteur de ce projet, Jules Ndjawé, dans une interview accordée au Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH) de la Centrafrique, précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la Société d’Entreprise et de Gestion (SEG) Maroc et le gouvernement centrafricain.

« Dans le travail qui est le mien, mon équipe et moi avons déniché un investisseur en l’occurrence la SEG.», a-t-il déclaré. Ajoutant que « nous avons vendu le potentiel de notre pays après 18 mois de négociations. Une convention a été signée avec les autorités centrafricaines, nous sommes en train de terminer les études. Le coût total de ce projet est de 98 milliards de francs ».

Toujours selon Jules Ndjawé, le démarrage des travaux est prévu pour le mois de novembre 2018. Et ceux-ci vont s’effectuer aussi bien dans la capitale Bangui que dans plusieurs autres villes du pays.

« Initialement, nous avions besoin de 5 sites pour nous permettre de faire 1 000 logements par site. Mais le souci de l’Etat est d’agrandir la ville, c’est pourquoi nous avons prévu deux sites à Bimbo, un site au PK 14 non loin de là où l’université sera construite. Nous avons un autre site sur l’axe Damara et un site en étude vers Landja. Au final, nous allons essayer de mettre 4 000 logements à Bangui et répartir les 1 000 dans les zones à forte concentration notamment à Bouar, Berberati, Bambari et donner un nouveau souffle à une ville comme Bangassou.», a-t-il tenu à préciser.

Notons qu’en raison des tensions armées qui ont secoué la Centrafrique, de nombreux logements ont été détruits causant des milliers de sans-abris. Si bien que de nombreuses personnes vivent encore dans des camps de fortune.

Selon les autorités centrafricaines, les besoins en logement sont passés d’environ 500 000 logements avant la crise, à environ un million aujourd’hui.

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