Centrafrique : naissance du réseau des journalistes sensibles au genre (RJSG)

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Le nouveau bureau exécutif du réseau

Du 24 au 26 octobre 2018, plus d’une vingtaine de journalistes et blogueurs venus de différentes entités de presse ont bénéficié d’une formation organisée par l’ONU Femmes en Centrafrique.

Cette formation, tenue dans la salle de conférence de l’hôtel Résidences JM a pour thème : sensibilisation et renforcement des capacités des médias centrafricains sur le genre.

L’objectif général est avant tout d’élever le niveau de connaissance des journalistes sur le genre. Elle a permis également d’amener les journalistes à prendre en compte la dimension du genre afin de promouvoir un contenu libéré des stéréotypes sexistes.

Elle vise également à changer de narratif sur les femmes centrafricaines afin d’arriver à changer la manière dont les femmes centrafricaines sont présentées dans les médias.

Aussi, faut-il mentionner que cette formation a constitué une opportunité de plaidoyer appuyé pour donner plus de place aux journalistes de sexe féminin.

Pendant trois jours, les journalistes et bloggeurs centrafricains sont outillés à comprendre les dimensions clés du genre, les cadres internationaux relatifs aux droits de l’homme, les droits des femmes et la liberté de parole et d’expression.

Aussi, les professionnels de médias peuvent désormais comprendre et adopter des principes de reportages sensibles au genre dans la presse écrite, la diffusion, les médias en ligne et la photographie, en suivant les directives internationaux pour le journalisme éthique et le reportage avec une perspective de genre.

A travers cette formation, l’ONU Femmes vient renforcer les capacités des journalistes centrafricains  à être sensibles au genre dans le traitement de l’information et à encourager la présence des femmes dans le paysage médiatique centrafricain.

Tous les séminaristes se disent satisfaits de cette formation car elle leur a permis d’être éclairés sur certaines notions comme le genre, le mandat et le rôle de l’ONU Femmes, la prise en compte du genre dans la réponse humanitaire ou encore la prise en charge du genre dans la protection des civils.

Les journalistes en ont profité pour mettre sur pieds un réseau dit « réseau des journalistes sensibles au genre ». Ce réseau dont le bureau est composé de sept membres travaillera à sensibiliser d’autres journalistes et la population centrafricaine à l’agenda des sexes et l’autonomisation des femmes.

Pétrus KOUSSALA

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