CENTRAFRIQUE : OUSMAN MAHAMAT OUSMAN EST TOMBE DANS SON PROPRE PIEGE

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Ousman Mahamat Ousman

La stratégie de victimisation utilisée par certaines personnalités appartenant à la minorité pour maquiller leurs forfaitures est désormais contre-productive

 Ousman Mahamat Ousman en a tiré les leçons avec son limogeage du poste de Conseiller Spécial du Président Faustin Archange Touadéra.

En effet, nombreux sont les Centrafricains qui ont salué cette décision du locataire du Palais de la Renaissance qui s’est séparé du représentant du FPRC qui a souillé l’image de la République centrafricaine et offert, à travers ce document audio-visuel, une occasion en or aux dirigeants du Processus de Kimberley de sanctionner notre pays pour des trafics de diamants de sang.

Ousman Mahamat Ousman qui a des difficultés pour se mettre dans la peau d’un Conseiller Spécial d’un Chef d’Etat qui doit rompre avec ses reflexes et carences de rebelle se livrait à un tri de diamants entassés.

Les diamants centrafricains comportent-ils des puissances maléfiques ?

Avant-hier, Valery Giscard D’Estaing, président français à l’époque, avait accepté les cadeaux de diamants que lui avait offerts Jean-Bedel Bokassa. Il perdait ainsi le pouvoir face à François Mitterrand, après la compagne médiatique réalisée par les médias français. Hier, le 06 Aout 2017, Abadi Shoukri, qui se livrait aux transactions illicites des armes de guerre contre les diamants de sang a été rattrapé à Douala.

Aujourd’hui, c’est autour de Ousman Mahamat Ousman, ancien sous-préfet de Moundou (Tchad), conseiller spécial du président Touadéra d’exhiber des pierres précieuses dans une production audio-visuelle.

A-t-il une autorisation du gouvernement pour se livrer à cette communication commerciale destinée à vanter la qualité de ses produits et séduire ses partenaires ? Sait-il au moins qu’il est interdit aux fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi qu’aux autorités de pratiquer des activités commerciales pour éviter les conflits d’intérêts ?

Encore, une fois l’acte posé par l’ancien conseiller spécial de l’homme fort de Bangui relance les débats autour de l’implication des auteurs, co-auteurs et complices de crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la gestion des affaires de l’Etat en violation de la Constitution du 30 mars 2016. Par ailleurs, la résolution politique de la crise qui passe par les concertations initiées par des pays amis doit s’effectuer strictement dans le respect de la loi fondamentale, des lois et règlement de la République et des recommandations du Forum National de Bangui.

Paul Gové (Le Confident)

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