De la Foire de Canton à la Foire des importations, la Chine accélère son ouverture

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La Foire de Canton, la plus grande et la plus ancienne foire commerciale de Chine, a clos sa 124e session biannuelle dimanche dernier avec 29,86 milliards de dollars US (26,21 milliards d’euros) en valeur de transaction, préludant parfaitement à la toute première Foire des importations du pays qui débute ce lundi.

De grands noms internationaux, comme Caterpillar, s’affairent à passer de la Foire de Canton, qui vient tout juste de se terminer à Guangzhou, à la Foire internationale des importations de Chine (CIIE pour China International Import Expo) à Shanghai.

« Plutôt que d’acheter [depuis la Chine], désormais nous vendons [à la Chine] », explique Steven Yu, le président d’Orient Fan Company, un vendeur d’équipements lourds sous licence pour le géant Caterpillar.

Steven Yu est venu pour la première fois à la Foire de Canton à l’âge de 8 ans avec son père, qui était un acheteur à la recherche de fournisseurs chinois.

Son entreprise recherche désormais un distributeur pour vendre des ventilateurs et des chaudières Caterpillar sur le marché chinois, où il observe une demande croissante avec la hausse continue du pouvoir d’achat de la population chinoise.

D’une fenêtre ouverte à une porte ouverte

Caterpillar occupe un espace de 250 m2 dans la zone d’exposition de production manufacturière intelligente et de pointe à la CIIE, présentant une large gamme de produits, de ses nouvelles turbines solaires et générateurs au gaz naturel aux équipements de service intelligents.

Plus de 3000 entreprises de plus de 130 pays et régions devraient participer à la CIIE, apportant plus de 5000 nouveaux produits à la Chine, selon le vice-ministre du Commerce, Fu Ziying.

Le géant européen du supermarché Carrefour prévoit d’acheter des produits laitiers de Suisse et de Nouvelle-Zélande à la CIIE pour approvisionner ses points de vente en Chine.

« Cette exposition rassemble de bons fournisseurs du monde entier. Cela nous permet de gagner du temps et de l’énergie, en plaçant des commandes ici plutôt qu’en voyageant à travers le monde », explique Dai Wei, le vice-président de Carrefour Chine.

L’année dernière, la Chine était le deuxième plus grand importateur de marchandises au monde pour la neuvième année consécutive, réalisant 10,2 % des importations mondiales. Les autorités chinoises estiment que le pays devrait importer des produits pour une valeur de 24 000 milliards de dollars US (21 000 milliards d’euros) au cours des quinze prochaines années.

Alors que la mise à niveau du secteur de la consommation redéfinit la structure économique et commerciale de la Chine, la CIIE devrait apporter une nouvelle dynamique à la transition de la Chine, qui est en train de passer d’ « atelier du monde » à une puissance mondiale en matière de consommation. La CIIE devrait également rendre le marché chinois plus accessible que jamais.

Lors de sa rencontre le mois dernier à Beijing avec Stephen Perry, le président du groupe britannique 48 Group Club, le président chinois Xi Jinping a indiqué que les grands accomplissements de la Chine en matière de développement économique et social au cours des 40 dernières années avaient renforcé sa détermination dans la réforme et l’ouverture.

« Dans les circonstances mondiales actuelles, la Chine est encore plus déterminée à soutenir la libéralisation commerciale et la mondialisation économique », a-t-il souligné.

La Foire de Canton, qui a lieu tous les printemps et automnes depuis 1957 en tant qu’évènement biannuel de promotion des exportations, est considérée comme un baromètre du commerce extérieur de la Chine.

Même si la valeur des transactions de la session de cette année (29,86 milliards de dollars) était de 1 % inférieure à celle de l’année dernière, celle-ci a été accomplie dans un contexte de protectionnisme croissant qui a freiné le commerce mondial, note Xu Bing, le porte-parole de la Foire de Canton.

Selon lui, 636 entreprises étrangères de 34 pays et régions ont participé à l’édition de cet automne. Le nombre de nouveaux acheteurs a augmenté de 2,34 % par rapport à l’année dernière et il est à noter que le nombre de nouveaux acheteurs issus des pays le long des nouvelles Routes de la soie a augmenté de 4,18 %.

Une croissance forte, une meilleure protection des droits de propriété intellectuelle et l’amélioration de l’environnement des affaires sont citées par les participants comme étant les raisons d’un optimisme continu.

C’est à la 101e session au printemps 2007, que la « Foire chinoise de l’Exportation des Marchandises » a changé de nom pour devenir la « Foire chinoise de l’Importation et de l’Exportation des Marchandises ».

Liu Fuxue, le directeur adjoint du Bureau de la CIIE, a une expérience d’une dizaine d’années à la Foire de Canton.

« Le changement de nom de la Foire de Canton en 2007 avait pour but d’encourager les pays ayant un déficit commercial avec la Chine à développer leurs ventes en Chine, afin de réduire ce déficit », explique-t-il.

Une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations

Au fil des années, les importations ne sont plus un « aspect secondaire » de la foire commerciale et de plus en plus d’entreprises étrangères montrent un intérêt croissant dans le marché chinois.

En 2007, l’espace d’exposition pour les vendeurs étrangers couvrait 10 400 m2 avec 629 stands. Ces chiffres sont passés à 20 000 m2 et 998 stands lors de la toute dernière session.

« Entre la mise en place d’un espace d’exposition pour les importations lors des foires commerciales et le lancement de la première Foire des importations de niveau national au monde, la Chine a montré sa résolution à approfondir l’ouverture et à satisfaire la demande de sa population pour une vie de haute qualité », note Liu Fuxue.

D’après Huang Jianzhong, le doyen de l’Université de commerce et d’économie de Shanghai, la CIIE va embarquer la Chine dans un nouveau cycle d’ouverture hautement efficiente.

« Le CIIE montre la résolution de la Chine de s’acquitter de ses responsabilités en tant que pays majeur et d’accomplir des bénéfices mutuels et une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations », explique Zhao Beiwen, le directeur adjoint de l’Institut d’économie mondiale de l’Académie des sciences sociales de Shanghai.

« Nous n’avons pas réussi à être présent pour cette Foire des importations, mais nous ne manquerons certainement pas celle de l’année prochaine », explique T.K. Ramesh de l’entreprise Micromatic Tools Private, une filiale du groupe Ace Micromatic, le plus grand conglomérat de machines-outils en Inde.

Il indique que son entreprise vient tout juste de transférer sa filiale de Shanghai dans le parc de production intelligente de Waigaoqiao situé dans la Zone de libre-échange de Shanghai et fait l’expérience des services du parc pour faciliter les importations étrangères par le biais de procédures douanières accélérées dans le cadre de la politique douanière de la Chine.

Le parc industriel partage son stand de la CIIE avec 30 de ses 140 entreprises étrangères spécialisées dans les machines-outils. Cela aide à compenser les remords de M. Ramesh d’avoir manqué cet évènement. Ce dernier fait savoir que son entreprise prévoit de monter un centre d’expérience technologique à Shanghai, afin de stimuler ses ventes en Chine.

La Chine a annoncé des mesures pour relever les plafonds des capitalisations étrangères dans les secteurs bancaires, des valeurs mobilières et des assurances, et un calendrier pour la poursuite de l’ouverture de son secteur financier a été annoncé au cours du Forum asiatique de Bo’ao dans la province de Hainan au mois d’avril dernier.

En octobre, Micheal Yunker est devenu le premier groupe d’étrangers à ouvrir des comptes privés chez le négociant chinois en valeurs mobilières, Guotai Junan Securities.

« J’entrerais sur le marché des actions A immédiatement. Auparavant, les étrangers n’avaient pas beaucoup le choix des investissements en Chine. Avec cette nouvelle mesure, nous avons de plus grandes opportunités ici dans le travail et l’investissement », explique M. Yunker, qui travaille depuis 2001 à Shanghai dans le secteur de la finance.

La Foire de Canton, la plus grande et la plus ancienne foire commerciale de Chine, a clos sa 124e session biannuelle dimanche dernier avec 29,86 milliards de dollars US (26,21 milliards d’euros) en valeur de transaction, préludant parfaitement à la toute première Foire des importations du pays qui débute ce lundi.

De grands noms internationaux, comme Caterpillar, s’affairent à passer de la Foire de Canton, qui vient tout juste de se terminer à Guangzhou, à la Foire internationale des importations de Chine (CIIE pour China International Import Expo) à Shanghai.

« Plutôt que d’acheter [depuis la Chine], désormais nous vendons [à la Chine] », explique Steven Yu, le président d’Orient Fan Company, un vendeur d’équipements lourds sous licence pour le géant Caterpillar.

Steven Yu est venu pour la première fois à la Foire de Canton à l’âge de 8 ans avec son père, qui était un acheteur à la recherche de fournisseurs chinois.

Son entreprise recherche désormais un distributeur pour vendre des ventilateurs et des chaudières Caterpillar sur le marché chinois, où il observe une demande croissante avec la hausse continue du pouvoir d’achat de la population chinoise.

D’une fenêtre ouverte à une porte ouverte

Caterpillar occupe un espace de 250 m2 dans la zone d’exposition de production manufacturière intelligente et de pointe à la CIIE, présentant une large gamme de produits, de ses nouvelles turbines solaires et générateurs au gaz naturel aux équipements de service intelligents.

Plus de 3000 entreprises de plus de 130 pays et régions devraient participer à la CIIE, apportant plus de 5000 nouveaux produits à la Chine, selon le vice-ministre du Commerce, Fu Ziying.

Le géant européen du supermarché Carrefour prévoit d’acheter des produits laitiers de Suisse et de Nouvelle-Zélande à la CIIE pour approvisionner ses points de vente en Chine.

« Cette exposition rassemble de bons fournisseurs du monde entier. Cela nous permet de gagner du temps et de l’énergie, en plaçant des commandes ici plutôt qu’en voyageant à travers le monde », explique Dai Wei, le vice-président de Carrefour Chine.

L’année dernière, la Chine était le deuxième plus grand importateur de marchandises au monde pour la neuvième année consécutive, réalisant 10,2 % des importations mondiales. Les autorités chinoises estiment que le pays devrait importer des produits pour une valeur de 24 000 milliards de dollars US (21 000 milliards d’euros) au cours des quinze prochaines années.

Alors que la mise à niveau du secteur de la consommation redéfinit la structure économique et commerciale de la Chine, la CIIE devrait apporter une nouvelle dynamique à la transition de la Chine, qui est en train de passer d’ « atelier du monde » à une puissance mondiale en matière de consommation. La CIIE devrait également rendre le marché chinois plus accessible que jamais.

Lors de sa rencontre le mois dernier à Beijing avec Stephen Perry, le président du groupe britannique 48 Group Club, le président chinois Xi Jinping a indiqué que les grands accomplissements de la Chine en matière de développement économique et social au cours des 40 dernières années avaient renforcé sa détermination dans la réforme et l’ouverture.

« Dans les circonstances mondiales actuelles, la Chine est encore plus déterminée à soutenir la libéralisation commerciale et la mondialisation économique », a-t-il souligné.

La Foire de Canton, qui a lieu tous les printemps et automnes depuis 1957 en tant qu’évènement biannuel de promotion des exportations, est considérée comme un baromètre du commerce extérieur de la Chine.

Même si la valeur des transactions de la session de cette année (29,86 milliards de dollars) était de 1 % inférieure à celle de l’année dernière, celle-ci a été accomplie dans un contexte de protectionnisme croissant qui a freiné le commerce mondial, note Xu Bing, le porte-parole de la Foire de Canton.

Selon lui, 636 entreprises étrangères de 34 pays et régions ont participé à l’édition de cet automne. Le nombre de nouveaux acheteurs a augmenté de 2,34 % par rapport à l’année dernière et il est à noter que le nombre de nouveaux acheteurs issus des pays le long des nouvelles Routes de la soie a augmenté de 4,18 %.

Une croissance forte, une meilleure protection des droits de propriété intellectuelle et l’amélioration de l’environnement des affaires sont citées par les participants comme étant les raisons d’un optimisme continu.

C’est à la 101e session au printemps 2007, que la « Foire chinoise de l’Exportation des Marchandises » a changé de nom pour devenir la « Foire chinoise de l’Importation et de l’Exportation des Marchandises ».

Liu Fuxue, le directeur adjoint du Bureau de la CIIE, a une expérience d’une dizaine d’années à la Foire de Canton.

« Le changement de nom de la Foire de Canton en 2007 avait pour but d’encourager les pays ayant un déficit commercial avec la Chine à développer leurs ventes en Chine, afin de réduire ce déficit », explique-t-il.

Une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations

Au fil des années, les importations ne sont plus un « aspect secondaire » de la foire commerciale et de plus en plus d’entreprises étrangères montrent un intérêt croissant dans le marché chinois.

En 2007, l’espace d’exposition pour les vendeurs étrangers couvrait 10 400 m2 avec 629 stands. Ces chiffres sont passés à 20 000 m2 et 998 stands lors de la toute dernière session.

« Entre la mise en place d’un espace d’exposition pour les importations lors des foires commerciales et le lancement de la première Foire des importations de niveau national au monde, la Chine a montré sa résolution à approfondir l’ouverture et à satisfaire la demande de sa population pour une vie de haute qualité », note Liu Fuxue.

D’après Huang Jianzhong, le doyen de l’Université de commerce et d’économie de Shanghai, la CIIE va embarquer la Chine dans un nouveau cycle d’ouverture hautement efficiente.

« Le CIIE montre la résolution de la Chine de s’acquitter de ses responsabilités en tant que pays majeur et d’accomplir des bénéfices mutuels et une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations », explique Zhao Beiwen, le directeur adjoint de l’Institut d’économie mondiale de l’Académie des sciences sociales de Shanghai.

« Nous n’avons pas réussi à être présent pour cette Foire des importations, mais nous ne manquerons certainement pas celle de l’année prochaine », explique T.K. Ramesh de l’entreprise Micromatic Tools Private, une filiale du groupe Ace Micromatic, le plus grand conglomérat de machines-outils en Inde.

Il indique que son entreprise vient tout juste de transférer sa filiale de Shanghai dans le parc de production intelligente de Waigaoqiao situé dans la Zone de libre-échange de Shanghai et fait l’expérience des services du parc pour faciliter les importations étrangères par le biais de procédures douanières accélérées dans le cadre de la politique douanière de la Chine.

Le parc industriel partage son stand de la CIIE avec 30 de ses 140 entreprises étrangères spécialisées dans les machines-outils. Cela aide à compenser les remords de M. Ramesh d’avoir manqué cet évènement. Ce dernier fait savoir que son entreprise prévoit de monter un centre d’expérience technologique à Shanghai, afin de stimuler ses ventes en Chine.

La Chine a annoncé des mesures pour relever les plafonds des capitalisations étrangères dans les secteurs bancaires, des valeurs mobilières et des assurances, et un calendrier pour la poursuite de l’ouverture de son secteur financier a été annoncé au cours du Forum asiatique de Bo’ao dans la province de Hainan au mois d’avril dernier.

En octobre, Micheal Yunker est devenu le premier groupe d’étrangers à ouvrir des comptes privés chez le négociant chinois en valeurs mobilières, Guotai Junan Securities.

« J’entrerais sur le marché des actions A immédiatement. Auparavant, les étrangers n’avaient pas beaucoup le choix des investissements en Chine. Avec cette nouvelle mesure, nous avons de plus grandes opportunités ici dans le travail et l’investissement », explique M. Yunker, qui travaille depuis 2001 à Shanghai dans le secteur de la finance.

La Foire de Canton, la plus grande et la plus ancienne foire commerciale de Chine, a clos sa 124e session biannuelle dimanche dernier avec 29,86 milliards de dollars US (26,21 milliards d’euros) en valeur de transaction, préludant parfaitement à la toute première Foire des importations du pays qui débute ce lundi.

De grands noms internationaux, comme Caterpillar, s’affairent à passer de la Foire de Canton, qui vient tout juste de se terminer à Guangzhou, à la Foire internationale des importations de Chine (CIIE pour China International Import Expo) à Shanghai.

« Plutôt que d’acheter [depuis la Chine], désormais nous vendons [à la Chine] », explique Steven Yu, le président d’Orient Fan Company, un vendeur d’équipements lourds sous licence pour le géant Caterpillar.

Steven Yu est venu pour la première fois à la Foire de Canton à l’âge de 8 ans avec son père, qui était un acheteur à la recherche de fournisseurs chinois.

Son entreprise recherche désormais un distributeur pour vendre des ventilateurs et des chaudières Caterpillar sur le marché chinois, où il observe une demande croissante avec la hausse continue du pouvoir d’achat de la population chinoise.

D’une fenêtre ouverte à une porte ouverte

Caterpillar occupe un espace de 250 m2 dans la zone d’exposition de production manufacturière intelligente et de pointe à la CIIE, présentant une large gamme de produits, de ses nouvelles turbines solaires et générateurs au gaz naturel aux équipements de service intelligents.

Plus de 3000 entreprises de plus de 130 pays et régions devraient participer à la CIIE, apportant plus de 5000 nouveaux produits à la Chine, selon le vice-ministre du Commerce, Fu Ziying.

Le géant européen du supermarché Carrefour prévoit d’acheter des produits laitiers de Suisse et de Nouvelle-Zélande à la CIIE pour approvisionner ses points de vente en Chine.

« Cette exposition rassemble de bons fournisseurs du monde entier. Cela nous permet de gagner du temps et de l’énergie, en plaçant des commandes ici plutôt qu’en voyageant à travers le monde », explique Dai Wei, le vice-président de Carrefour Chine.

L’année dernière, la Chine était le deuxième plus grand importateur de marchandises au monde pour la neuvième année consécutive, réalisant 10,2 % des importations mondiales. Les autorités chinoises estiment que le pays devrait importer des produits pour une valeur de 24 000 milliards de dollars US (21 000 milliards d’euros) au cours des quinze prochaines années.

Alors que la mise à niveau du secteur de la consommation redéfinit la structure économique et commerciale de la Chine, la CIIE devrait apporter une nouvelle dynamique à la transition de la Chine, qui est en train de passer d’ « atelier du monde » à une puissance mondiale en matière de consommation. La CIIE devrait également rendre le marché chinois plus accessible que jamais.

Lors de sa rencontre le mois dernier à Beijing avec Stephen Perry, le président du groupe britannique 48 Group Club, le président chinois Xi Jinping a indiqué que les grands accomplissements de la Chine en matière de développement économique et social au cours des 40 dernières années avaient renforcé sa détermination dans la réforme et l’ouverture.

« Dans les circonstances mondiales actuelles, la Chine est encore plus déterminée à soutenir la libéralisation commerciale et la mondialisation économique », a-t-il souligné.

La Foire de Canton, qui a lieu tous les printemps et automnes depuis 1957 en tant qu’évènement biannuel de promotion des exportations, est considérée comme un baromètre du commerce extérieur de la Chine.

Même si la valeur des transactions de la session de cette année (29,86 milliards de dollars) était de 1 % inférieure à celle de l’année dernière, celle-ci a été accomplie dans un contexte de protectionnisme croissant qui a freiné le commerce mondial, note Xu Bing, le porte-parole de la Foire de Canton.

Selon lui, 636 entreprises étrangères de 34 pays et régions ont participé à l’édition de cet automne. Le nombre de nouveaux acheteurs a augmenté de 2,34 % par rapport à l’année dernière et il est à noter que le nombre de nouveaux acheteurs issus des pays le long des nouvelles Routes de la soie a augmenté de 4,18 %.

Une croissance forte, une meilleure protection des droits de propriété intellectuelle et l’amélioration de l’environnement des affaires sont citées par les participants comme étant les raisons d’un optimisme continu.

C’est à la 101e session au printemps 2007, que la « Foire chinoise de l’Exportation des Marchandises » a changé de nom pour devenir la « Foire chinoise de l’Importation et de l’Exportation des Marchandises ».

Liu Fuxue, le directeur adjoint du Bureau de la CIIE, a une expérience d’une dizaine d’années à la Foire de Canton.

« Le changement de nom de la Foire de Canton en 2007 avait pour but d’encourager les pays ayant un déficit commercial avec la Chine à développer leurs ventes en Chine, afin de réduire ce déficit », explique-t-il.

Une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations

Au fil des années, les importations ne sont plus un « aspect secondaire » de la foire commerciale et de plus en plus d’entreprises étrangères montrent un intérêt croissant dans le marché chinois.

En 2007, l’espace d’exposition pour les vendeurs étrangers couvrait 10 400 m2 avec 629 stands. Ces chiffres sont passés à 20 000 m2 et 998 stands lors de la toute dernière session.

« Entre la mise en place d’un espace d’exposition pour les importations lors des foires commerciales et le lancement de la première Foire des importations de niveau national au monde, la Chine a montré sa résolution à approfondir l’ouverture et à satisfaire la demande de sa population pour une vie de haute qualité », note Liu Fuxue.

D’après Huang Jianzhong, le doyen de l’Université de commerce et d’économie de Shanghai, la CIIE va embarquer la Chine dans un nouveau cycle d’ouverture hautement efficiente.

« Le CIIE montre la résolution de la Chine de s’acquitter de ses responsabilités en tant que pays majeur et d’accomplir des bénéfices mutuels et une coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations », explique Zhao Beiwen, le directeur adjoint de l’Institut d’économie mondiale de l’Académie des sciences sociales de Shanghai.

« Nous n’avons pas réussi à être présent pour cette Foire des importations, mais nous ne manquerons certainement pas celle de l’année prochaine », explique T.K. Ramesh de l’entreprise Micromatic Tools Private, une filiale du groupe Ace Micromatic, le plus grand conglomérat de machines-outils en Inde.

Il indique que son entreprise vient tout juste de transférer sa filiale de Shanghai dans le parc de production intelligente de Waigaoqiao situé dans la Zone de libre-échange de Shanghai et fait l’expérience des services du parc pour faciliter les importations étrangères par le biais de procédures douanières accélérées dans le cadre de la politique douanière de la Chine.

Le parc industriel partage son stand de la CIIE avec 30 de ses 140 entreprises étrangères spécialisées dans les machines-outils. Cela aide à compenser les remords de M. Ramesh d’avoir manqué cet évènement. Ce dernier fait savoir que son entreprise prévoit de monter un centre d’expérience technologique à Shanghai, afin de stimuler ses ventes en Chine.

La Chine a annoncé des mesures pour relever les plafonds des capitalisations étrangères dans les secteurs bancaires, des valeurs mobilières et des assurances, et un calendrier pour la poursuite de l’ouverture de son secteur financier a été annoncé au cours du Forum asiatique de Bo’ao dans la province de Hainan au mois d’avril dernier.

En octobre, Micheal Yunker est devenu le premier groupe d’étrangers à ouvrir des comptes privés chez le négociant chinois en valeurs mobilières, Guotai Junan Securities.

« J’entrerais sur le marché des actions A immédiatement. Auparavant, les étrangers n’avaient pas beaucoup le choix des investissements en Chine. Avec cette nouvelle mesure, nous avons de plus grandes opportunités ici dans le travail et l’investissement », explique M. Yunker, qui travaille depuis 2001 à Shanghai dans le secteur de la finance.

Source:french.china.org.cn

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