Et si les Centrafricains militaient pour le retour au bercail de leurs compatriotes réfugiés au Tchad ?

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Le mercredi dernier le Reuters a déclaré que l’ONU saluait le Tchad pour son programme d’éducation organisé pour environ 450 milles réfugiés. Idriss Déby est devenu le premier président africain à avoir adapté le système d’éducation nationale à l’intégration des réfugiés. Mais est-ce qu’il s’agit d’une action de bonne volonté ? Sur les 450 000 réfugiés se trouvant dans le territoire tchadien, nos compatriotes  représentent plus de soixante-dix mille personnes. Contrairement aux informations bien répandues par le Tchad dans les médias, la vérité est épouvantable. Les femmes et les enfants vivent dans des conditions déplorables. Les femmes sont constamment soumises aux viols. Même les autorités locales ne peuvent pas cacher ce qui se passe : « Des locaux tentent souvent de violer les jeunes filles réfugiées. Il y a eu des cas de grossesse et les parents s’en lamentent. Il arrive que l’on transmette ces cas aux institutions judiciaires. Dans le passé, quand il y avait des cas de viol, cela entraînait des actes de représailles de la part des réfugiés : plusieurs cas de mort ont été enregistrés dans ce sens ». C’est un point de vu d’une source judiciaire publié par des journalistes.

La violence est cachée ! Mais le nombre réel de crimes commis par les Tchadiens contre les Centrafricains, nos compatriotes, bien sûr, est inconnu. Il y a toujours des assauts où les enfants qui souffrent. A son tour, Idriss Déby fait semblant d’aider. En septembre 2018 le conseil d’administration de la Banque Mondiale a alloué au Tchad 60 millions de USD (30 milliards de Francs CFA). Est-ce que les réfugiés ont vu cet argent ? Les conditions dans les camps de réfugiés et de déplacés restent affreuses. Plusieurs enseignants ont été formés, de nouvelles écoles ont été ouvertes pour plus de 30 milliards de francs CFA. Seule une petite partie de réfugiés dans ces camps a bénéficié de l’amélioration de la situation. Mais pourquoi Idriss Déby fait-il semblant de prendre soin d’eux ? Il nous prive de nos enfants, il nous prive de notre avenir.

La jeune génération est l’avenir de chaque pays. Il faut être idiot pour nier ceci. A part la guerre et le sang coulé des générations de Centrafricains n’ont rien connu dans leurs vies. Aujourd’hui, quand une lueur d’espoir apparait devant nous, Deby tente de l’enlever. Les enfants enfuis au Tchad avec leurs parents pour éviter les horreurs de la guerre, sont momifiés et subissent le lavage de cerveau dans les écoles tchadiennes. Nous ne savons pas ce qu’ils enseignent à nos enfants, quelles connaissances on leur donne. Qu’est-ce que les professeurs envoyés par Idriss Déby peuvent bien les raconter ? Qu’ils ne sont plus Centrafricains et que le bonheur est au Tchad ? En nous privant de nos jeunes, ils nous privent de notre avenir. Chaque Centrafricain est important pour le peuple. Même le plus petit enfant-réfugié a beaucoup d’importance pour nous car ensemble nous pouvons construire une nouvelle République Centrafricaine.

Rappelez-vous d’ailleurs que la vie en RCA s’était dégradée notamment à cause du Tchad ? Rappelez-vous toujours que des militants armés viennent notamment en provenance du Tchad pour enlever notre bétail et nos ressources naturelles ? Cet hypocrite Déby met le masque du grand protecteur de réfugiés et observe en même temps ces militants semer le désordre. Sous son accord des ressortissants du Tchad se battent partout : en Lybie, au Yémen et dans d’autres pays. « L’armée » de Déby y fait des ravages également, se moque des morts et viole en même temps. De quel enseignement et attention sincères peut-on parler, si l’un de ses ministres, un homme d’Etat, viole la loi protégeant les droits de l’enfant, la loi rédigée par les ministres avec le même comportement que lui ? Selon des sources journalistiques, Azahim Mahamat Hassan s’est marié avec Zouhoura Mahamat Taher Kelley âgée de 14 ans. Et pour échapper à la justice il a falsifié ces documents. En même temps, se marier au Tchad avec des mineurs de moins de 18 ans est interdit par la loi.

Combien d’autres fonctionnaires tchadiens abusent de leur statut ? Combien de petites Centrafricaines sont devenues victimes ministérielles ? Se réaliser la quantité d’outrages de Tchadiens lambda parait impossible. Nous devons ramener nos compatriotes du Tchad. Toutes les horreurs présentées ci-dessus ne s’arrêteront pas tant qu’un dernier réfugié Centrafricain ne refranchira pas la frontière tchadienne. Les réfugiés doivent rentrer en Centrafrique, il faut les aider. Et quand ils sortiront de l’oppression d’Idriss Déby et les citoyens centrafricains rentreront à la maison, nous pourrons fermer la frontière. Nous pourrons bâtir notre avenir commun, une nouvelle République, sans intervention tchadienne.

Kinda Gozo ti Bourou

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