Khartoum : et si le gouvernement disait NIET à l’idée d’une amnistie générale

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Les discussions à Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les groupes rebelles sont, pour le moment, au point mort. D’après plusieurs témoins, les chefs des groupes rebelles ont unanimement affuté leurs armes pour, désormais, parler d’une seule voix et amener le gouvernement à plier.

Les 14 groupes armés qui ont pris part à ce dialogue, qualifié d’une dernière chance pour une sortie de crise définitive en Centrafrique, ont listé plusieurs revendications dont l’essentiel est qualifié de suicidaire pour l’ensemble des Centrafricains.

« Si les rebelles campent sur leurs décisions, c’est qu’ils ne veulent pas de la paix en Centrafrique » estime pour sa part un participant dans la capitale soudanaise.

« Les rebelles veulent désormais contrôler tout le pays à travers leurs revendications. Qui sont-ils pour prendre de telles décisions ? » Rétorque un autre participant.

La nouvelle est tombée parmi les Centrafricains comme une insulte grotesque vu que ces groupes armés ont assez endeuillé les familles.

« Il est temps pour que le gouvernement tape du point sur la table et montrer à ces rebelles (dont la plus part est d’origine étrangère, Ndrl) que seul lui (le gouvernement) est autorisé à sécurisé tout l’ensemble du territoire centrafricain, et non les rebelles, ni les auto-défenses » a martelé un membre de la société civile.

Pour le moment, les yeux sont tournés vers le gouvernement dont le refus courageux face à ces revendications, pourra susciter davantage de confiance parmi les Centrafricains.

Pétrus Koussala

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