Khartoum : l’amnistie et un gouvernement d’union nationale au cœur des discussions

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Quelques jours après s’être rencontrés à Khartoum, les discussions deviennent de plus en plus difficiles entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain. Réunis sous l’égide de l’Union africaine dans la capitale soudanaise après deux années d’âpres négociations, la classe politique centrafricaine peut enfin espérer voir le bout du tunnel si d’aventure les choses terminaient bien.

Mais déjà après quelques jours de pourparlers, quelques idées se dégagent et on en sait quelques choses des revendications des groupes rebelles.

Ces derniers, comme on pouvait entendre, disent attendre de ces pourparlers l’amnistie des membres des groupes armés.

Abakar Sabone, l’homme qui avait dévoilé l’idée de la partition du pays au temps de l’ancien président Djotodia, revient au devant de la chose pour dire que « l’amnistie est le seul et vrai chemin du retour de la paix en Centrafrique ».

Il dit par ailleurs que cette idée n’est pas une insulte pour la mémoire des victimes de la crise centrafricaine mais une occasion de sortir définitivement de la crise.

Le porte parole occasionnel du FPRC (Abakar Sabone) au dialogue de Khartoum a également émis la volonté des groupes rebelles de former avec Bangui un gouvernement d’union nationale. Pour eux, c’est la seule occasion de suivre de près les recommandations qui seront issues de ce dialogue.

Le ballon est désormais dans le camp du pouvoir de Bangui, surtout quant on sait que les chefs rebelles ont été toujours appelés dans les gouvernements en Centrafrique mais n’ont jamais été animés par la volonté d’aller vers une réelle paix.

Amnistier les rebelles veut dire enterrer les recommandations du forum de Bangui et par conséquent créer dans l’avenir une nouvelle crise en Centrafrique.

Ce dialogue n’est pas une occasion pour qui que ce soit de se soustraire de la justice. Le pardon, la réconciliation oui, mais la justice d’abord.

Jean IKILAJO

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