La date de la nouvelle rencontre à Khartoum va être décidée cette semaine

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Le Président Faustin-Archange Touadéra promet d’annoncer la date du nouveau tour du processus de Khartoum initié par le Soudan et la Russie cette semaine. Les pourparlers qui ont eu lieu fin aout 2018 à Khartoum ont porté fruit : les leaders des principaux groupes armés de la RCA ont signé une déclaration d’entente tenant promesse de cesser les attaques sur la population civile. Les résultats ne sont pas passés inaperçus. Les Centrafricains ont salué l’initiative et ont appelé le Président de reprendre les négociations pour la paix au plus vite possible.

Le Président Touadéra a bien entendu la demande de la population. Cependant, Il a déclaré que les parties au conflit vont s’entendre sur le nouveau tour malgré les possibles difficultés. En même temps, lors de son discours le 1er décembre devant le peuple le leader du pays a assuré qu’il va continuer de chercher la paix sans aucun repos. Il a confirmé d’être fidèle à la cohésion sociale. C’est pour cette raison qu’il a initié le processus du DDRR qui montre assez de réussite malgré la réticence de certains groupes armés contre le dépôt des armes.

Le N°1 centrafricain a aussi fait appelle aux citoyens pour soutenir ses efforts. Il est important de souligner que les Centrafricains répondent à ces demandes avec beaucoup d’enthousiasme. La manifestation du 29 novembre, le communiqué de la Coalitions des Femmes de la Centrafrique (CFPRCA), ainsi que la lettre de l’Imam nous servent de bons exemples. Ils ont tous soutenu les pourparlers de Khartoum comme le moyen le plus efficace d’atteindre les objectifs communs de tous les Centrafricains pour la paix. Les activistes de la manifestation du 29 novembre ont souligné que la Russie et le Soudan proposent une parfaite plateforme de discussion qu’il ne faut pas négliger.

En plus que les forces étrangères impliquent leurs efforts pour ralentir le processus des négociations. C’est pour cela que les Centrafricains ont aussi demandé au Président de réaliser l’enlèvement de l’embargo initié par l’ONU sur la livraison d’armes destiné aux FACA. Le président Touadéra à utilisé l’occasion lors de son discours le 1er décembre dernier pour répondre à l’appelle du peuple. Il a déclaré que malgré les difficultés liées à l’embargo sur la livraison d’armes, l’armée de la RCA arrive à accomplir ses devoirs d’une bonne manière.

Mais les restrictions sur cette question répondent aux intérêts des groupes armés. C’est pour cela que la RCA appelle la communauté internationale et tous les amis de la République d’unir les efforts pour l’enlèvement total de l’embargo. Le locataire du Palais de la Renaissance a adressé le comité de l’ONU pour satisfaire la demande de Bangui.

Il a souligné que l’enlèvement des restrictions pourra aider le pays de stabiliser la situation. C’est à cause de l’embargo que l’armée n’est pas capable de protéger la population à 100%. Sur le fond de l’inactivité de la mission des pacificateurs de l’ONU cela est inacceptable. Les rebelles sont bien au courant des sanctions et de l’inactivité des pacificateurs et ils ont peur de rien. Cette circonstance, en outre, a déjà été discutée lors d’une table ronde organisée par les Femmes de la Centrafrique. Dans leur communiqué elles ont fixé la faillite de la mission de l’ONU. Depuis 2014, quand les pacificateurs sont venus en RCA, rien n’a changé. Ils continuent de négliger l’avis de la population locale. Pour remédier à cette injustice, la CFPRCA appelle l’ONU avant la prolongation du mandat de la MIUSCA de partager avec les Centrafricains le programme de la mission. Les pacificateurs doivent travailler prenant en compte les intérêts du peuple de la RCA, sinon leur présence sur le territoire du pays n’a pas de sens.

La rédaction

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