» La France est donc plus que jamais aux côtés de la Centrafrique » Florence Parly à Bangui

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 » Il y a un an, à Paris, j’ai rencontré pour la première fois mon homologue centrafricaine Marie-Noëlle Koyara. Je lui avais fait une promesse, celle de venir en Centrafrique. La France tient parole, et me voici aujourd’hui arrivée sur le sol de Bangui.

Je suis là car la France se tient aux côtés de ses alliés centrafricains.

Notre amitié et notre confiance est un souffle nécessaire pour la paix. Elle prend racine dans l’histoire, dans la reconnaissance de la France pour les soldats venus d’Afrique, morts sur son sol pour la défendre. Il y a cent ans, les tirailleurs venus de Centrafrique prenaient une part décisive à la victoire en Champagne contre le dernier assaut ennemi. Notre amitié se nourrit de ce souvenir et se renforce de ces figures qui nous rassemblent. Je pense au lieutenant Koudoukou, héro des deux guerres qui détruisirent l’Europe et embrasèrent le monde, soldat venu de Centrafrique et qui risqua sa vie tant de fois pour la France.

Cent ans plus tard, notre pays n’a pas hésité à intervenir pour arrêter un massacre il y a 5 ans. L’heure est maintenant à la paix, à la réconciliation et à la reconstruction. L’heure est au multilatéralisme et au développement.

La France est donc plus que jamais aux côtés de la Centrafrique.

Elle l’est militairement avec les forces françaises en Centrafrique, auprès de la MINUSCA, auprès de la mission européenne EUTM dont la France prendra le commandement en juillet. Elle l’est par des formations, par de l’appui tant aux forces armées centrafricaines qu’à la MINUSCA et l’EUTM.

La paix est la seule chose qui compte et l’action coordonnée d’une communauté internationale unie est donc nécessaire. La France sera l’avocate infatigable des initiatives de l’Union africaine et des Nations unies. Elles montrent la voie vers une sécurité durable et vers le développement. Toutes les bonnes volontés doivent s’unir et s’inscrire dans le cadre de ces initiatives pour une action forte et cohérente, pour une action efficace, sans arrière-pensées.

Alors, oui, la paix de la Centrafrique appartient à la Centrafrique. Les forces armées centrafricaines sont les garantes de l’unité du pays, les garantes de la défense, de l’autonomie et de l’Etat centrafricain.

Je rencontrerai des militaires français qui forment les militaires centrafricains. J’assisterai à une cession de matériels aux forces armées centrafricaines. Ce sont ces gestes qui montrent notre confiance et la qualité du lien qui unit France et Centrafrique.

Ce voyage est l’occasion d’entretiens, l’occasion de me rendre directement sur le terrain pour en saisir la réalité. Je rencontrerai le Président Touadéra, mon homologue Marie-Noëlle Koyara, mais également le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga, le général Balla Keïta, commandant la MINUSCA et le général Maio, commandant l’EUTM.

Ma venue en Centrafrique, c’est aussi affirmer que défense et développement sont les deux faces d’une même pièce, que je ne peux imaginer l’un sans l’autre. Cet engagement, ce ne sont pas des paroles, ce sont des actes. La France est le premier partenaire pour l’aide au développement en Centrafrique avec 130 millions d’euros d’aides apportées chaque année ou avec des projets concrets comme la sécurisation de l’aéroport de Bangui ou la réhabilitation de la RN8 Ndélé-Birao avec la Banque mondiale ».

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