Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a accordé une audience à M. Michel SIDIBE, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA

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M. Sidibé et M. Abdou Karim Méckassoua

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a accordé une audience, ce jour, à M. Michel SIDIBE, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA et Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies. Il était accompagné de :
– La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordinatrice Humanitaire et Résidente du Système des Nations Unies ;
– le Directeur de l’Equipe Régionale d’Appui pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ;
– l’Ambassadeur, Représentant permanent de la RCA auprès des Nations Unies à Genève (Suisse);
– le Conseiller Spécial Sécurité, Humanitaires et Pays Fragiles
– et l’Administrateur Exécutif du Bureau Exécutif de l’ONUSIDA.

Lors de cette rencontre, il a été question de :
– Échanger sur la situation du Pays, les défis et opportunités relatifs au processus de paix ;
– Réitérer l’importance du Parlement en tant qu’acteur de l’inclusion et de la justice sociale dans les efforts de crise et de relèvement de la République Centrafricaine ;
– Solliciter une plus forte implication du Parlement et des Parlementaires dans la réponse au VIH en tant que leaders communautaires, législateurs et contrôleurs de l’action gouvernementale.

Nous pouvons noter que la Représentation Nationale a souhaité que le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA puisse s’adresser à tous les Honorables Députés pour un plus grand impact sur le sujet. Elle a aussi fait un plaidoyer pour le Programme de multiplication de la lutte contre le VIH, l’augmentation de la couverture ARV (Anti Réto Viraux) et pour le Plan régional de rattrapage, notamment celui de la lutte contre la Tuberculeuse. Les Elus de la Nation ont demandé à ce que la lutte se fasse simultanément pour le SIDA, la Tuberculeuse et le Paludisme.

Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA et son équipe ont informé les Honorables Députés qu’en 2019 sera déposé à l’Assemblée Nationale, le Projet de Loi sur le VIH pour renforcer la Loi sur le VIH adoptée en 2006. Il s’agit de la renforcer en ce qui concerne la non-discrimination et la non-stigmatisation.

La Représentation Nationale a promis que lors de cette Session Ordinaire, elle augmentera le montant du projet de budget national pour la lutte contre le VIH afin que les médicaments soient disponibles pour les malades.

Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA et son équipe ont souligné quelques améliorations dans la lutte contre le VIH:
– Aujourd’hui le traitement de la maladie coûte 70$ par an et par malade contre 15 000$ il y a 15 ans;
– au début de la lutte contre le VIH, c’était 90 personnes dans le monde qui étaient soignées, aujourd’hui ce sont 4 milliards de personnes;
– Aujourd’hui c’est un seul comprimé que le malade prend contre 18 il y a 15 ans;
– en 6 mois, ce sont 6 mille personnes de plus qui bénéficient du traitement contre le SIDA en RCA;
– malheureusement seulement 35% d’adultes et 25% d’enfants bénéficient de la couverture ARV, ce qui reste trop faible.

M. Michel SIDIBE aimerait que la lutte contre le VIH intègre qu’il faille sortir du paquet de l’offre de soin pour aller vers l’offre de santé qui impliquerait la prévention.

Au sortir de cette audience, au micro de la Presse parlementaire et nationale, il a en outre déclaré qu’il était là en tant que Directeur Exécutif de l’ONUSIDA et en tant que Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies. Pour lui, ce qui était important, c’est que la population était au centre des préoccupations et que la paix était au centre des discussions. Il estime que c’est primordial de faire en sorte que cette résilience des femmes et des hommes qui se trouvent pour la plupart pris en otage par des situations qui les dépassent, puisse faire l’objet de discussions afin de trouver la solution adéquate qui est celle de transformer leur espace ».

Aussi, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA a indiqué ceci : « Le SIDA n’est qu’un point d’entrée. Vous savez, la lutte contre le SIDA été une lutte pour la restauration de la dignité humaine, une lutte pour la justice sociale, l’inclusion. Ainsi, ce message, l’on voudrait qu’il soit porté par les Parlementaires qui eux représentent la population »

Puis, il a conclu en ces termes : « Sans paix, il n’y aura pas de développement, il n’y aura pas de transformation et il y aura très peu d’espoir. Mais moi, je vois des îlots d’espoirs dans ce pays et je pense qu’il faudra les renforcer et les porter. Et c’était là, le sens capital de mon message ».

Il est à noter qu’au cours de cette audience, le Président de l’Assemblée Nationale était assisté des Honorables Députés, Membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, Membres de la Commission Santé et Affaires sociales et des quelques collaborateurs, Membres de son Cabinet.

Source: Assemblée Nationale

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