Prétendue arrestation: Jean-François Akandji-Kombé donne ses versions de faits

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MON PREMIER VÉRITABLE BAPTÊME DE BOUE À LA BANGUISSOISE
(Ce texte va être adressé aujourd’hui même à « Sango ti Kodro » au titre de mon DROIT DE RÉPONSE »

A MES AMIS, NE VOUS INQUIÉTEZ PAS !

Un article de « Sango ti Kodro » me met en cause dans des termes qui ne correspondent pas à la réalité. Les faits réels sont les suivants, et je précise que j’entends garder l’anonymat sur l’identité des protagonistes jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de les dévoiler devant les autorités compétentes. Dans la nuit de samedi à dimanche une jeune femme de nationalité étrangère habitant mon hôtel et avec qui on avait déjà échangé sans plus est frappée, séquestrée et menacée de mort par un Monsieur, par ailleurs marié, qui l’avait fait venir (ils disent ici « importée » sic !!!). Le matin, profitant d’une absence du Monsieur, elle me demande si je peux l’aider à trouver un lieu sûr. L’ambassade du pays étant fermé (on est dimanche), je finis par trouver un hébergement, non pas dans un hôtel ni dans un motel, mais chez des sœurs catholiques. Elle y passe la journée et la nuit. Seule. Je suis revenu le lendemain la chercher pour aller acheter un billet d’avion, l’urgence étant pour moi qu’elle retrouve saine et sauve son pays et sa famille. C’est à ce moment que le Monsieur l’a retrouvée et a appelé l’OCRB qui l’a embarquée. J’ai suivi à l’OCRB de mon propre gré, de même que l’Honorable Vackat qui était arrivé sur les lieux. Le résultat du passage à l’OCRB est que la jeune femme a été remise à ce Monsieur. Je garde le souvenir de l’interrogatoire à l’OCRB comme celui du cauchemar d’un Etat de matchistes sans droit : la jeune femme a été insultée tout le long par la police (« bordel »), on lui a expliqué bible à l’appui qu’étant femme et donc inférieure elle était sous la juridiction de son homme (ils ne sont pas mariés), on a écarté tout le long les faits de violence dont elle a été victime ; à moi on a dit, dans le pays de ZO kwé ZO : « YÉ ti zo a yeké YÉ ti zo » comme s’il s’agissait d’une chose, et on m’a refusé de présenter les preuves notamment écrites des menaces contre ma propre vie et mon intégrité que j’avais par ailleurs sur moi ; à la fin on a refusé à l’intéressée d’exprimer sa décision (elle est majeure pourtant) et on l’a remise au Monsieur.
Voilà les faits, dont chaque élément sera corroboré le moment venu devant les autorités compétentes si nécessaire, car chacun voit bien à la lecture de ces faits qu’ils donnent matière à plusieurs contentieux potentiels et graves.

Jean-François AKANDJI-KOMBE

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