Un homme assimilé aux Antibalaka a été tué dans la nuit du 29 novembre dans la ville de Batangafo, la préfecture d’Ouham.

0
71

Selon un témoin qui a requis l’anonymat, il a été tiré par des militants de la coalition Seleka sur la route de Bouca : « C’est depuis samedi dernier que les Séléka ont quitté Kabo pour Batangafo distribuant des armes. Suite à cette distribution d’armes, les Séléka ont essayé de braquer un élément Anti-balaka sur l’axe Bouca. Ils ont rencontré l’un des rebelles Anti-balaka et ont essayé de le voler. Ils ont fini par tirer». A-t-il poursuivi.

Les personnes déplacées à Batangafo ont fui à l’hôpital et à la base de la mission MINUSCA. Les soldats de la paix des Nations Unies patrouillent la ville, mais ils refusent de commenter l’incident. De toute évidence, les membres de la mission n’ont pas encore justifié leur inaction. Et surtout, pourquoi n’ont-ils pas suivi la transition d’un groupe armé ? Même les témoins de l’incident savaient à l’avance que les militants se préparaient à quitter Kabo. Il est probable que les soldats de la paix étaient au courant. Mais ils ont permis aux rebelles d’agir selon leurs intérêts.

Il pourrait être n’importe quel autre civil. Il aurait été aussi volé et tué. Mais la MINUSCA ne considère pas les victimes. Il ne semble pas que la mission s’occupe de la sécurité des Centrafricains. Ce n’est pas le premier meurtre qui a eu lieu à proximité des soldats de la paix. Mais ils ignorent le tir, pour ensuite rédiger de nouveaux rapports et accuser les dirigeants de la République pour l’inaction. La tragédie d’Alindao le prouve. Au moins 60 personnes ont été tuées et des soldats de la paix se sont assis à quelques kilomètres du camp, observant passivement ce qui se passait.

Après cela, le chef de mission MINUSCA Parfait Onanga-Anyanga a répondu par la critique aux autorités de la RCA. Dans le même temps, l’ONU impose des restrictions sur la fourniture d’armes à FACA, ce qui n’a pas été apprécié par la population locale. Les habitants commencent à comprendre que les soldats de la paix armés ne foutent rien. Cela confirme également la déclaration de l’église catholique locale qui a accusé la MINUSCA de tueries des civils dans la préfecture de la Ouaka. Les chefs de mission ont déployé le contingent mauritanien inexpérimenté dans la région de la criminalité. Ceux-ci ne sont capables de protéger la population de la région contre les attaques. En outre, le commandant des forces de maintien de la paix mauritanien a épousé la nièce du chef des rebelles locaux en violant l’une des règles fondamentales de la mission : il a accepté l’une des parties au conflit.

Cela doit rapidement s’arrêter car le cas d’Alindao montre à suffisance l’inactivité des troupes de la MINSUCA. Le peuple centrafricain ne tolère plus qu’on le sacrifie comme un mouton de l’holocauste.

Il est temps de dire ouvertement à la MINUSCA que trop c’est trop. Sa présence en Centrafrique ne fait qu’empirer la situation.

Djipouri Lois

LAISSER UN COMMENTAIRE