Centrafrique ! L’assemblée générale des Nations Unies est terminée, que doit attendre la Centrafrique de ces assises

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Le président Touadéra et Fatou Bensouda aux Nations Unies

New York était le centre du monde il y a de cela une semaine environ. Les grands de ce monde, Chefs d’Etat, Chefs de gouvernement et autres personnages importants se sont donné rendez-vous aux Etats Unis pour traiter des grands problèmes de ce monde dont beaucoup sont une préoccupation commune de l’heure. Que le Chef de l’Etat a valablement défendu, ce qui donne un espoir que la Communauté Internationale soutienne encore ce pays meurtri

La République Centrafricaine a été représentée au plus haut niveau à la 72ème assemblée générale des Nations-Unis. Ce grand forum fait réunir tous les ans les hauts dignitaires chaque pays membre. Chacun venant avec dans sa valise, pas des solutions magiques  aux problèmes comme on l’aurait souhaité, mais beaucoup plus  ce qui préoccupe et chaque gouvernant veut partager avec les pairs.

La question de la Centrafrique, pays meurtri par des décennies de crise militaro-politique a, comme s’y attendait tout centrafricain épris de paix, de sécurité et de développement, a évidemment été évoquée lors de ses assises par le président de la République que beaucoup de centrafricains ont eu l’occasion d’écouter car la radio nationale et radio Guira FM ont eu à diffuser en direct ce qui se passait aux Nations Unies.

On ne le dira jamais assez. En bon père de la nation, le Chef de l’Etat, le Pr. Faustin Archange Touadéra a su drainer les oreilles sur la situation de la République Centrafricaine, ce pays pas vraiment connu de par le monde pour ses potentialités en richesses, mais qui a ébranlé l’audition et les vues de beaucoup dans le monde à cause de la dernière crise de 2012-2014.

D’ailleurs c’était ce qu’i a fait à Bruxelles, il y a bientôt un an lors de la conférence des bailleurs de fonds pour la Centrafrique, propos qu’il est à nouveau revenu dessus en ces terme : « En effet, lors de la Conférence des donateurs en novembre 2016 à Bruxelles j’avais évoqué le rêve que je partage avec  mes compatriotes. Le rêve d’une Centrafrique qui saura éduquer, nourrir, soigner, loger et protéger tous ses enfants, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest dans la quiétude d’une Nation diverse et réconciliée ».

La réconciliation, c’est justement ce qu’il faut aux Centrafricains qui se sont longuement et inutilement entredéchirés. Jamais de l’histoire de la Centrafrique un tel fait s’était produit, ce pourquoi il est impossible d’admettre à nouveau que les fils d’un même père et d’une même mère se livrent à de tels actes.

Ceci doit être bien compris dans la mesure où, comme le souligne encore le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra : « Notre plaidoyer a conduit, à une mobilisation sans précédent de la solidarité internationale en faveur de la RCA pour assurer la réalisation du Plan de Relèvement et de consolidation de la Paix en République Centrafricaine, le RCPCA.

Outre Bruxelles, il y a bientôt un an comme nous l’avons dit, plusieurs acteurs de développement dont des bailleurs de fonds (Banque Mondiale, FMI, Union Européenne), des investisseurs tant américains que d’ailleurs en Asie, ont déclaré s’intéresser à la RCA qui regorge d’énormes richesses inexploitées.

La seule chose qui pourra faire décider effectivement ces investisseurs à venir dans le pays, c’est la sécurité, la paix, la libre circulation des biens et des personnes pour que tous les Centrafricains, où qu’ils se trouvent puissent bénéficier et jouir pleinement des dividendes du retour à la légitimité et à la légalité constitutionnelle qui devrait être ainsi reconnue et respectée de tous.

La question de la sécurité, il faut le dire, le Chef de l’Etat ne dort pas avec son gouvernement comme il le précise lui-même :   « En matière d’engagement sur la problématique Paix et Sécurité, le Gouvernement de la RCA a mobilisé toutes ses énergies pour consolider le processus menant à l’arrêt de toutes les hostilités sur le territoire national. C’est au prix de laborieux efforts que nous avons pu obtenir la participation active et permanente aux travaux du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) des 14 groupes armés engagés dans le Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (PNDDRR) . Ledit Comité vient de tenir avec succès sa 7ème session (03-04 août 2017). Dans notre quête assidue de paix, nous avons accepté la contribution de la Communauté de Sant ’Egidio qui a mené à l’Entente de Rome du 19 juin 2017. A cette occasion, tous les groupes armés ont eu à réaffirmer leur attachement à l’intégrité du territoire national, à nos valeurs communes ainsi qu’aux principes constitutionnels de la République. Malgré cette avancée importante, nous déplorons la violation par certains groupes armés de leur engagement à une cessation immédiate des hostilités sur toute l’étendue du territoire national. Mon gouvernement condamne sans réserve ces violences insensées qui continuent d’endeuiller d’innocentes populations civiles. Pour donner toute sa vigueur au processus de paix, renforcer la cohérence de notre démarche et fédérer les appuis de nos amis, nous avons soutenu le travail d’harmonisation de tous les efforts de paix en RCA qui a abouti à l’adoption de la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. C’était à Libreville, le 17 Juillet 2017 ».

Alors, de telles avancées méritent-elles d’être remises en cause par des dodus qui n’ont rien dans les méninges mais qui pensent tout arranger à coup de canon ? Le Centrafricain soutient indéfectiblement les efforts du Chef de l’Etat  ne laissera pas ces farfelus faire leur loi. Les tous nouveaux  ministres de la défense nationale et de la sécurité publique l’ont si bien signifié à Sidiki et ses éléments lors de leur déplacement à Bocaranga. Et un homme averti en vaut deux et pourquoi pas trois ou quatre ?

Pétrus KOUSSALA

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