Centrafrique : Libéralisation de l’économie : la RCA va devoir faire quoi ?

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La question posée restera une question sans réponse. Et pourquoi ? Parce que le leitmotiv politique de la RCA n’est encore pas debout en matière du commerce.

Le commerce est l’un des éléments plus favorables à l’épanouissement de l’économie centrafricaine. Le contexte actuel de crise et de doute que tout le peuple observe a déchiré et plongé l’économie de la RCA dans une sinuosité qui rend très difficile l’exercice normal du commerce, véritable axe vertical du redressement de l’économie nationale.

Plusieurs décennies de mise en œuvre d’une économie basée sur la prépondérance du rôle de l’Etat dans tous les secteurs d’activités s’achèvent par un constat d’échec. Lequel échec se matérialise par l’atrophie de l’économie Centrafricaine caractérisée par une lourde dette extérieure, un déséquilibre de la balance de paiement et une dégradation des paramètres macroéconomiques exogènes et endogènes.

Ces mauvaises performances sont les effets de politiques gouvernementales qui ont privilégié le développement du secteur public dans l’espoir d’assurer le contrôle interne du processus de développement. La conséquence normale est que le secteur privé national est resté dans un état embryonnaire d’où il fallait choisir des stratégies viables pour le développement du commerce centrafricain.

C’est ainsi que depuis quelques années, la République Centrafricaine s’est résolument  engagée sur la voie  d’un processus de libéralisation de son économie basée sur le dégagement de l’état du secteur productif et la promotion du secteur privé, levier de la croissance et de l’emploi durable.

Conscient de l’importance du rôle du secteur privé dans la reconstruction socioéconomique et environnemental, l’une des priorités du gouvernement a consisté en la prise des mesures pour la réglementation et la mise en place des structures fortes visant à améliorer le climat des affaires dont  le guichet unique de formalités des entreprises en République Centrafricaines en vue de simplifier le processus de formalisation des entreprises, ce qui a pour effet favorable, la réduction des coûts excessifs, de la long délais des procédures, afin de permettre de contribuer à l’amélioration du climat des affaires et le rendre plus incitatif à l’investisseur tant national qu’étranger.

Cette politique qui relève d’une volonté gouvernementale a été rendue possible par la création du GUFE-RCA par un décret, notamment le décret n°15.372 du 7 octobre 2015 qui est encore en vigueur à ce jour. Le rôle de cette structure est de faciliter aux opérateurs économiques la procédure et les formalités à remplir pour le démarrage et l’exercice du commerce sur le territoire national. Cette politique a été acceptée et accompagnée par des institutions internationales et les agences du système des nations unies tels que le PNUD, la BAD, la SFI, la FAGACE et bien d’autres.

Cette volonté du gouvernement centrafricain traduite en action concrète par la mise en place du GUFE-RCA ne peut certes pas être mieux comprise par les intéressés que sont les opérateurs économiques. C’est pourquoi, le ministre Côme Assan a jugé nécessaire d’organiser un séminaire- atelier  d’information, de sensibilisation et de   vulgarisation sur le code du commerce en Centrafrique dont beaucoup des dispositions sont consacrées au fonctionnement du GUFE-RCA.

Au cours de cet atelier qui s’est déroulé à Damara ce week end, des informations ont été fournies aux opérateurs économiques sur les lois, les réglementations  en vigueur en matière de création d’entreprises commerciales en Centrafrique. Des textes de base en matière du commerce et de l’industrie ont été également vulgarisés. Tout ceci a requis la totale satisfaction des participants qui ont apprécié à sa juste valeur cette initiative.

Aristote KOBRENGAI

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