Khartoum : que gagne la Russie en optant pour l’amnistie des rebelles ?

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Il est bien vrai que la crise en République centrafricaine a des ramifications et beaucoup de pays dits « amis » du pays de Boganda veulent en profiter pour tirer le drap de leur côté.

Le cas patent est celui de la Russie qui, après avoir fait de tapages médiatiques sans précédent sur sa présence en Centrafrique, est entrain de tourner la veste.

A Khartoum, la Russie fait autre jeu et opte pour l’amnistie des groupes rebelles, alors que le peuple centrafricain à travers le forum de Bangui avait unanimement dit non à l’amnistie de ceux qui ont endeuillé gratuitement des familles centrafricaines.

Il est clair aujourd’hui que ni la dissolution du gouvernement, ni la formation d’un gouvernement d’union nationale, ni le remplacement d’un PM, ni l’amnistie des rebelles ne serait la solution à la crise centrafricaine.

La seule et unique solution est de taire les armes (de gré ou de force) pour la paix revienne en Centrafrique.

Le peuple souverain attend beaucoup du Président Touadéra. La confiance en la Russie se rétrécit de plus en plus. D’où cette vigilance vis-à-vis de ce pays ami (la Russie) qui semble ne plus jouer front jeu.

D’ailleurs le salut de la Centrafrique ne viendra pas d’un pays étranger. Seuls les Centrafricains pourront déterminer l’avenir de leur pays. La Russie n’est pas providentielle, ni aujourd’hui ni demain. Que le peuple ne se laisse pas bleffer. Il est beau de former les forces armées centrafricaines. Il est bien de soutenir les efforts à ramener la paix dans le pays, mais soutenir l’amnistie des ennemis de la paix est un danger.

La Russie doit faire son choix. Elle a intérêt à soutenir le peuple centrafricain et non prendre parler d’une amnistie des rebelles qui, on le sait, ne pourront jamais ramener la paix dans le pays.

Voko Kounda

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