RENTREE POLITIQUE 2017 DU KNK: DISCOURS PREPARE ET NON LU DU PRESIDENT DU PATRIE

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Monsieur le Secrétaire Général du Kwa Na Kwa, le grand parti orange
Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités,
Mesdames et messieurs,
Je me réjouis de prendre part à votre rentrée politique 2017 et vous apporte les sincères compliments ainsi que les salutations militantes de mon parti, le PATRIE.
C’est avec un réel plaisir que je constate la remise en ordre de bataille du KNK, car la démocratie en construction, avec ses reculs et ses avancées, selon les époques et les hommes, a besoin de la participation de toutes les sensibilités de la République.
J’ai donc envie de vous dire, presque sur le ton de la confidence, que vous nous avez manqué, que vous avez manqué à la démocratie, et un peu plus aux démocrates.
Je sais. Les aléas ont éparpillé votre leadership et éloigné le général Bozizé. Et un parti, c’est d’abord son leader.
C’est le lieu de saluer la loyauté du secrétaire général, Bertin Béa, aux idéaux du KNK et à son leader, le général Bozizé, et son courage politique.
Comme vous le savez, membre de l’opposition démocratique, j’ai combattu le KNK au pouvoir. Et le KNK m’a combattu. C’est la démocratie.
Le temps s’est écoulé, et aujourd’hui, je suis de ceux qui sont plus que convaincus de la nécessité de rassembler toutes les filles et tous les fils de notre pays, autour d’une table, dans la quête de résolution de la tragédie nationale.
Depuis plus de deux ans, je milite pour le retour au pays du général Bozizé. Pour une raison simple : un nombre important de nos compatriotes se reconnaissent en lui.
Rien ne s’oppose à son retour. Pas même la constitution de notre pays, qui est d’une cristalline limpidité sur la question, en énonçant qu’aucun Centrafricain ne peut être contraint à l’exil.
Je suis un politique. En tant que tel, je me préoccupe de réconcilier, afin de remettre le pays à l’endroit, pour reconstruire. Le temps de la politique n’est pas forcément concomitant avec le temps de la justice.
Mes chers amis du Kwa Na Kwa,
Vous êtes un grand parti, qui a derrière lui l’expérience de la gestion du pouvoir d’Etat. Vous savez donc ce qu’est la vie pendant et après le pouvoir. C’est l’expérience de la vie, qui nous fait goûter à l’insignifiance de certaines postures.
Vous savez également que ce qui compte, entre un parti au pouvoir et celui qui est dans l’opposition, c’est l’appartenance à un seul et même pays et le désir ardent de le servir.
Je me réjouis donc de vous savoir dans la majorité présidentielle, car je suis persuadé que vous allez prêcher cette vérité éternelle qui veut que l’opposition d’aujourd’hui soit le pouvoir de demain et que le pouvoir d’aujourd’hui l’opposition de demain.
Je dois avouer que la vie du général Bozizé m’a toujours inspiré, en ce qu’elle a été un exemple de détermination et d’adaptation aux circonstances de la vie, sans perdre de vue l’objectif ultime, la conquête du pouvoir suprême.
Qui pouvait croire encore en lui, quand, rentré d’exil, il s’était transformé en transporteur quasi-clandestin, afin de faire face à ses obligations familiales ?
Qui pouvait encore croire en lui, et imager qu’il deviendrait un jour président de la république ?
Alors, quand je lis certains puissants du moment, drapés du manteau de leur arrogance, asséner des certitudes, que le temps se chargera de rendre dérisoires, je pense au général Bozizé, et je me fais transporteur quasi clandestin. En espérant la même suite des événements pour moi !
Monsieur le Secrétaire Général,
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,
C’est sur ces mots que je vous souhaite une année exceptionnelle en termes de remobilisation et de redynamisation, afin de renforcer la détermination de vos militants et de conquérir le cœur d’autres Centrafricains, pour que vive la démocratie.
Je vous remercie

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